17 mars 2019

Âge parental et estimations différentielles du risque de troubles neuropsychiatriques: résultats de la cohorte de naissance danoise

Aperçu: G.M.
Il a été démontré que l'âge parental à la naissance avait une incidence sur les taux d'une série de troubles neurodéveloppementaux, mais il reste encore à comprendre les mécanismes par lesquels elle induit différents résultats. Nous avons utilisé une cohorte basée sur la population pour évaluer les effets différentiels de l'âge des parents sur les estimations du risque de troubles neuropsychiatriques apparents: troubles du spectre de l'autisme (TSA), trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité  (TDAH), trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et syndrome de Tourette / trouble tic chronique (TS / CT).
MÉTHODE:

Notre cohorte d’étude comprenait toutes les naissances uniques au Danemark entre 1980 et 2007 avec des informations complètes sur l’âge des parents (N = 1 490 745), suivies jusqu’au 31 décembre 2013. Des cas de TSA, de TDAH, de TOC et de TS/CT ont été identifiés dans le Centre psychiatrique danois.
Les associations avec l'âge parental ont été modélisées à l'aide d'une régression stratifiée de Cox, permettant des modifications des taux de diagnostic de base au fil du temps.
RÉSULTATS:
L'âge parental plus jeune était associé de manière significative à une augmentation des estimations du risque de TDAH et de TS/CT, tandis que l'âge parental plus âgé était associé à un TSA et à un TOC. À l'exception des TOC, nous n'avons observé aucune preuve d'effets différentiels de l'âge des parents sur la progéniture des garçons et des filles.
CONCLUSION:
Nous apportons une nouvelle preuve du lien existant entre l'âge de la parentalité et le TS / CT et le TOC, et montrons pour la première fois dans un échantillon de population que l'âge des parents confère des taux de risque différents pour les troubles psychiatriques apparus en pédiatrie. Nos résultats sont cohérents avec un modèle d'architecture de risque partagé et non partagé pour les affections neuropsychiatriques apparaissant en pédiatrie, mettant en évidence les contributions uniques des âges maternel et paternel.

2019 Feb 27. pii: S0890-8567(19)30126-1. doi: 10.1016/j.jaac.2018.09.447.

Parental Age and Differential Estimates of Risk for Neuropsychiatric Disorders: Findings From the Danish Birth Cohort

Author information

1
Icahn School of Medicine at Mount Sinai, New York, NY; Seaver Autism Center for Research and Treatment.
2
Aarhus University, Denmark.
3
Icahn School of Medicine at Mount Sinai, New York, NY.
4
Icahn School of Medicine at Mount Sinai, New York, NY; Division of Tics, OCD, and Related Disorders.
5
Icahn School of Medicine at Mount Sinai, New York, NY; Seaver Autism Center for Research and Treatment; Friedman Brain Institute and Mindich Child Health and Development Institute.
6
Section for Epidemiology, the National Centre for Register-Based Research, Aarhus University, Denmark, and the Lundbeck Foundation Initiative for Integrative Psychiatric Research (iPSYCH), Aarhus, Denmark.
7
Icahn School of Medicine at Mount Sinai, New York, NY; Seaver Autism Center for Research and Treatment; Friedman Brain Institute and Mindich Child Health and Development Institute; Institute for Translational Epidemiology.
8
Icahn School of Medicine at Mount Sinai, New York, NY; Division of Tics, OCD, and Related Disorders; Friedman Brain Institute and Mindich Child Health and Development Institute. Electronic address: Dorothy.Grice@mssm.edu.

Abstract

OBJECTIVE:

Parental age at birth has been shown to affect the rates of a range of neurodevelopmental disorders, but the understanding of the mechanisms through which it mediates different outcomes is still lacking. We used a population-based cohort to assess differential effects of parental age on estimates of risk across pediatric-onset neuropsychiatric disorders: autism spectrum disorder (ASD), attention-deficit hyperactivity disorder (ADHD), obsessive-compulsive disorder (OCD) and Tourette syndrome/chronic tic disorder (TS/CT).

METHOD:

Our study cohort included all singleton births in Denmark between 1980 and 2007 with full information on parental ages (N=1,490,745), followed through December 31, 2013. Cases of ASD, ADHD, OCD and TS/CT were identified in the Danish Psychiatric Central Register and the National Patient Register. Associations with parental age were modeled using a stratified Cox regression, allowing for changes in baseline diagnostic rates across time.

RESULTS:

Younger parental age was significantly associated with increased estimates of risk for ADHD and TS/CT, while older parental age was associated with ASD and OCD. Except for OCD, we did not observe any evidence for differential effects of parental ages on male vs. female offspring.

CONCLUSION:

We provide novel evidence for the association between age at parenthood and TS/CT and OCD, and show for the first time in a population-based sample that parental age confers differential risk rates for pediatric-onset psychiatric disorders. Our results are consistent with a model of both shared and unshared risk architecture for pediatric-onset neuropsychiatric conditions, highlighting unique contributions of maternal and paternal ages.
PMID:30825496
DOI:10.1016/j.jaac.2018.09.447

05 mars 2019

La récompense sociale et non sociale modère la relation entre les symptômes de l'autisme et la solitude chez les adultes avec un diagnostic de TSA, avec une dépression et chez les témoins

Aperçu: G.M.
Les personnes avec un diagnostic de "trouble du spectre de l'autisme" (dTSA) montrent des taux élevés de troubles de l'humeur concomitants. Des travaux antérieurs suggèrent que les personnes avec un dTSA éprouvent également des réactions aberrantes à la récompense sociale par rapport à leurs pairs au développement typique (DT). Le traitement des récompenses aberrantes a été associé à l’anhédonie (c’est-à-dire à la perte de plaisir) dans la population générale, caractéristique de la dépression. Cette étude a examiné l’interaction entre le plaisir autodéclaré de récompenses sociales et non sociales, la sévérité des symptômes de l’autisme, la solitude et les symptômes dépressifs chez les adultes avec un dTSA (TSA; N = 49), chez les adultes DT actuellement déprimés (DT-depr; N = 30) et DT contrôle n'ayant jamais été déprimés (TD-cont; N = 28). 
La cohorte de TSA a montré des niveaux d'anhédonie sociale et non sociale supérieurs à TD-cont mais non significativement différents de TD-depr. Dans les différentes cohortes, les capacités hédoniques sociales et non sociales modéraient la relation entre les symptômes de l’autisme et la solitude: les personnes ayant une faible capacité de plaisir éprouvaient une solitude élevée quelle que soit la gravité de leurs symptômes, une fonction de l'augmentation des symptômes de l'autisme. 
La solitude était le facteur prédictif le plus puissant de symptômes dépressifs parmi les cohortes cliniques. 
Nos résultats suggèrent une voie putative allant de l'anhédonie analogue à un trait chez les TSA à la dépression via une solitude élevée et indiquent que la variabilité de la capacité hédonique dans le spectre de l'autisme peut conférer de manière différenciée un risque de dépression chez les adultes avec un dTSA. 
Les résultats soulignent les avantages potentiels pour la santé mentale des interventions sur les aptitudes sociales et des programmes d'inclusion communautaire pour adultes avec un dTSA. Autism Res 2019. © 2019 Société internationale de recherche sur l'autisme, Wiley Periodicals, Inc. 


2019 Mar 2. doi: 10.1002/aur.2088.

Social and nonsocial reward moderate the relation between autism symptoms and loneliness in adults with ASD, depression, and controls

Author information

1
Department of Psychology, Vanderbilt University, Nashville, Tennessee.
2
Department of Psychiatry and Behavioral Sciences, Vanderbilt University Medical Center, Nashville, Tennessee.

Abstract

Individuals with autism spectrum disorder (ASD) report high levels of co-occurring mood disorders. Previous work suggests that people with ASD also experience aberrant responses to social reward compared to typically developing (TD) peers. In the TD population, aberrant reward processing has been linked to anhedonia (i.e., loss of pleasure), which is a hallmark feature of depression. This study examined the interplay between self-reported pleasure from social and nonsocial rewards, autism symptom severity, loneliness, and depressive symptoms across adults with autism spectrum disorder (ASD; N = 49), TD currently depressed adults (TD-dep; N = 30), and TD never depressed controls (TD-con; N = 28). The ASD cohort reported levels of social and nonsocial anhedonia that were greater than TD-con but not significantly different from TD-dep. Across cohorts, both social and nonsocial hedonic capacity moderated the relationship between autism symptoms and loneliness: individuals with low capacity for pleasure experienced elevated loneliness regardless of autism symptom severity, while those with intact capacity for pleasure (i.e., less anhedonia) experienced greater loneliness as a function of increased autism symptoms. Loneliness was the strongest predictor of depressive symptoms across clinical cohorts. Our findings suggest a putative pathway from trait-like anhedonia in ASD to depression via elevated loneliness and indicate that variability in hedonic capacity within the autism spectrum may differentially confer risk for depression in adults with ASD. Results underscore potential mental health benefits of social skills interventions and community inclusion programs for adults with ASD. Autism Res 2019. © 2019 International Society for Autism Research, Wiley Periodicals, Inc. LAY SUMMARY: The relationship between autism symptoms and loneliness depended on one's ability to experience both social and nonsocial pleasure. Adults who experienced less pleasure reported high levels of loneliness that did not depend autism severity, while adults with high capacity for pleasure were especially lonely if they also had many autism symptoms. Loneliness was the strongest predictor of depressive symptoms, compared to capacity for social and nonsocial pleasure and autism symptoms.
PMID:30825364
DOI:10.1002/aur.2088

16 février 2019

Quantifier la structure optimale du phénotype de l'autisme: une comparaison complète des modèles dimensionnels, catégoriels et hybrides

Aperçu: G.M.
OBJECTIF:
Les deux stratégies principales - apparemment contradictoires - de classification des syndromes psychiatriques pour enfants sont catégoriques et dimensionnelles; Les ambiguïtés conceptuelles semblent être les plus grandes pour les syndromes polythétiques tels que les "troubles du spectre de l'autisme" (TSA). Récemment, une alternative convaincante est apparue, intégrant à la fois des approches catégorielles et dimensionnelles (c.-à-d. Un modèle hybride) grâce à la sophistication croissante des procédures analytiques. Cette étude visait à quantifier la structure phénotypique optimale des TSA en comparant de manière exhaustive les modèles catégoriels, dimensionnels et hybrides.
RÉSULTATS:
Sur la base de la comparaison de 44 modèles différents, les résultats ont montré que le phénotype de symptôme de ASD est le mieux conceptualisé sous la forme d'une construction hybride multidimensionnelle par rapport à une construction hybride catégorielle ou catégorielle-dimensionnelle. Les symptômes de TSA étaient mieux caractérisés comme relevant de trois dimensions (interaction sociale, communication et comportement répétitif) sur le CASI-4R.
CONCLUSION:
Les résultats révèlent une structure optimale permettant de caractériser le phénotype des TSA en utilisant une seule mesure rapportée par les parents, prenant en charge la présence de plusieurs dimensions de symptômes corrélées traversant les limites du diagnostic formel et quantifiant l'hétérogénéité des TSA. 
Ces résultats permettent de mieux comprendre comment les troubles du développement neurologique peuvent s’étendre au-delà de catégories distinctes de développement et représentent des traits continuellement distribués dans toute la gamme de comportements humains.

2018 Oct 29. pii: S0890-8567(18)31894-X. doi: 10.1016/j.jaac.2018.09.431.

Quantifying the Optimal Structure of the Autism Phenotype: A Comprehensive Comparison of Dimensional, Categorical, and Hybrid Models

Author information

1
Stony Brook University, NY. Electronic address: hyunsik.kim2@gmail.com.
2
Stony Brook University, NY.

Abstract

OBJECTIVE:

The two primary - seemingly contradictory - strategies for classifying child psychiatric syndromes are categorical and dimensional; conceptual ambiguities appear to be greatest for polythetic syndromes such as autism spectrum disorder (ASD). Recently, a compelling alternative has emerged that integrates both categorical and dimensional approaches (ie, hybrid model) thanks to the increasing sophistication of analytic procedures. This study aimed to quantify the optimal phenotypic structure of ASD by comprehensively comparing categorical, dimensional, and hybrid models.

METHOD:

The sample comprised 3,825 youth, who were consecutive referrals to a university developmental disabilities or child psychiatric outpatient clinic. Caregivers completed the Child and Adolescent Symptom Inventory-4R (CASI-4R), which includes an ASD symptom rating scale. A series of latent class analyses, exploratory and confirmatory factor analyses, and factor mixture analyses was conducted. Replication analyses were conducted in an independent sample (N=2,503) of children referred for outpatient evaluation.

RESULTS:

Based on comparison of 44 different models, results indicated that the ASD symptom phenotype is best conceptualized as multi-dimensional versus a categorical or categorical-dimensional hybrid construct. ASD symptoms were best characterized as falling along three dimensions (ie, social interaction, communication, and repetitive behavior) on the CASI-4R.

CONCLUSION:

Findings reveal an optimal structure with which to characterize the ASD phenotype using a single, parent-report measure, supporting presence of multiple correlated symptom dimensions that traverse formal diagnostic boundaries and quantify the heterogeneity of ASD. These findings inform understanding of how neurodevelopmental disorders can extend beyond discrete categories of development and represent continuously-distributed traits across the range of human behaviors.
PMID:30768420
DOI:10.1016/j.jaac.2018.09.431

Avantages du fénofibrate dans le phénotype lié au "trouble du spectre de l'autisme" induit par l'acide valproïque prénatal chez le rat

Aperçu: G.M.
Le "trouble du spectre de l’autisme" (TSA) est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par deux symptômes comportementaux majeurs, à savoir un comportement répétitif et une altération de la communication sociale. L'étiologie inconnue des TSA est responsable de la difficulté d'identifier les modulateurs thérapeutiques possibles des TSA. L'acide valproïque (VPA) est un anticonvulsivant chez l'humain et les rongeurs ayant des effets tératogènes pendant la grossesse. Par conséquent, l'exposition prénatale au VPA induit des "troubles du spectre ", tels que les phénotypes chez l'homme et les rongeurs. Le récepteur alpha activé par les proliférateurs des peroxysomes (PPAR-α) est largement localisé dans le cerveau. 
Cette recherche étudie l'utilité du fénofibrate, un agoniste sélectif de PPAR-α dans le traitement expérimental prénatal du TSA induit par le VPA chez le rat Wistar. L'APV prénatal a provoqué une déficience sociale (appareil à comportement social à trois chambres), un comportement répétitif (labyrinthe en Y), une hyperlocomotion (actophotomètre), une anxiété (labyrinthe élevé) et une faible activité exploratoire (test de perforation). De plus, des rats prénatals traités au VPA ont montré des niveaux plus élevés de stress oxydatif (augmentation du nombre d’espèces réactives à l’acide thiobarbiturique et diminution du niveau de glutathion réduit) et d’inflammation (augmentation de cervelet, tronc cérébral et cortex préfrontal. 
Le traitement par le fénofibrate a considérablement atténué les troubles sociaux, le comportement répétitif, l'hyperactivité, l'anxiété et la faible activité exploratoire induits par l'APV prénatal. En outre, le fénofibrate a également diminué le stress oxydatif et l'inflammation prénatals induits par le VPA dans les régions du cerveau. 
On peut donc en conclure que le fénofibrate peut apporter des avantages neurocomportementaux et biochimiques dans les phénotypes prénataux de l'autisme induit par l'APV chez le rat.

2019 Feb 12. pii: S0361-9230(18)30873-6. doi: 10.1016/j.brainresbull.2019.02.003.

Benefits of Fenofibrate in prenatal valproic acid-induced autism spectrum disorder related phenotype in rats

Author information

1
Department of Pharmacology, Amity Institute of Pharmacy, Amity University Uttar Pradesh, India. Electronic address: bsharma5@amity.ed.
2
Department of Pharmacology, Amity Institute of Pharmacy, Amity University Uttar Pradesh, India; CNS Pharmacology, Conscience Research, Delhi, India. Electronic address: drbhupeshresearch@gmail.com.

Abstract

Autism Spectrum Disorder (ASD) is a neurodevelopmental disorder with two major behavioral symptoms i.e. repetitive behavior and social-communication impairment. The unknown etiology of ASD is responsible for the difficulty in identifying the possible therapeutic modulators for ASD. Valproic acid (VPA) is an anticonvulsant drug in both human and rodents with teratogenic effects during pregnancy. Therefore, prenatal exposure of VPA induced autism spectrum disorder like phenotypes in both human and rodents. Peroxisome proliferator-activated receptor-alpha (PPAR-α) is widely localized in the brain. This reseach investigates the utility of fenofibrate, a selective agonist of PPAR-α in prenatal VPA-induced experimental ASD in Wistar rats. The prenatal VPA has induced social impairment (three chambers social behavior apparatus), repetitive behavior (Y-maze), hyperlocomotion (actophotometer), anxiety (elevated plus maze) and low exploratory activity (hole board test). Also, prenatal VPA treated rats have shown higher levels of oxidative stress (increased in thiobarbituric acid reactive species and decreased in reduced glutathione level) and inflammation (increased in interleukin-6, tumor necrosis factor-α and decreased in interleukin-10) in the cerebellum, brainstem and prefrontal cortex. Treatment with fenofibrate significantly attenuated prenatal VPA-induced social impairment, repetitive behavior, hyperactivity, anxiety, and low exploratory activity. Furthermore, fenofibrate also decreased the prenatal VPA-induced oxidative stress and inflammation in brain regions. Hence, it may be concluded that fenofibrate may provide neurobehavioral and biochemical benefits in prenatal VPA-induced autism phenotypes in rats.

Segmentation lente des visages dans les "troubles du spectre de l'autisme"

Aperçu: G.M.
Une segmentation visuelle atypique, affectant la perception des objets, pourrait contribuer aux problèmes de traitement du visage dans les "troubles du spectre de l'autisme" (TSA). 
La présente étude a porté sur les altérations de la segmentation visuelle des visages dans les TSA. Trente participants (TSA: 16; Control: 14) ont visionné des visages, des maisons et des images homogènes à texture définie, tandis que les réponses électroencéphalographiques et comportementales étaient enregistrées. 
Le groupe TSA a présenté une activité cérébrale liée à la segmentation faciale plus lente et des temps de réaction plus longs que le groupe témoin, mais aucune différence d'activité ou de comportement comportemental lié à la segmentation interne. 
En outre, les différences individuelles dans la segmentation du visage, mais non dans la segmentation de la maison, étaient corrélées au score du quotient de l'autisme. 
La segmentation est donc altérée de manière sélective pour les visages dans le TSA et est liée au degré de ses traits. 
La segmentation faciale est liée à la connectivité récurrente de la surface de la face fusiforme (FFA) au cortex visuel. Ces résultats suggèrent donc que la connectivité atypique de la FFA pourrait contribuer au traitement différé du visage dans les TSA.

2019 Feb 12. pii: S0028-3932(19)30030-2. doi: 10.1016/j.neuropsychologia.2019.02.005.

Slow segmentation of faces in Autism Spectrum Disorder

Author information

1
Dept. of Experimental Psychology, Helmholtz Institute, 3584 CS Utrecht, The Netherlands; Dept. of Developmental Psychology, Utrecht University, 3584 CS Utrecht, The Netherlands. Electronic address: C.vandenboomen@uu.nl.
2
Department of Experimental and Applied Psychology, Vrije Universiteit Amsterdam, 1081 BT Amsterdam, The Netherlands.
3
Max Planck Institute for Psycholinguistics, 6500 AH Nijmegen, the Netherlands‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬; Donders Institute for Brain, Cognition, and Behaviour; Donders Centre for Cognitive Neuroimaging, Radboud University, 6525 EN Nijmegen, the Netherlands‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬.
4
Dept. of Experimental Psychology, Helmholtz Institute, 3584 CS Utrecht, The Netherlands; Dept. of Developmental Psychology, Utrecht University, 3584 CS Utrecht, The Netherlands; Dept. of Child and Adolescent Psychiatry, Rudolf Magnus Institute of Neuroscience, University Medical Center, 3584 CX Utrecht, The Netherlands.

Abstract

Atypical visual segmentation, affecting object perception, might contribute to face processing problems in Autism Spectrum Disorder (ASD). The current study investigated impairments in visual segmentation of faces in ASD. Thirty participants (ASD: 16; Control: 14) viewed texture-defined faces, houses, and homogeneous images, while electroencephalographic and behavioral responses were recorded. The ASD group showed slower face-segmentation related brain activity and longer segmentation reaction times than the control group, but no difference in house-segmentation related activity or behavioral performance. Furthermore, individual differences in face-segmentation but not house-segmentation correlated with score on the Autism Quotient. Segmentation is thus selectively impaired for faces in ASD, and relates to the degree of ASD traits. Face segmentation relates to recurrent connectivity from the fusiform face area (FFA) to the visual cortex. These findings thus suggest that atypical connectivity from the FFA might contribute to delayed face processing in ASD.

Le chien (Canis familiaris) en tant que modèle translationnel de l'autisme: il est grand temps de passer de la promesse à la réalité

Aperçu: G.M.
La sélection de modèles animaux appropriés pour un phénomène humain particulier est un défi difficile mais important. La difficulté réside dans la recherche de comportements animaux non seulement suffisamment pertinents et analogues aux symptômes humains complexes (validité apparente), mais également dotés de mécanismes biologiques et étiologiques sous-jacents similaires (validité de traduction ou de construction), et ayant des réponses «semblables à celles de l'homme» au traitement. (validité prédictive). Au cours des dernières années, le chien domestique (Canis familiaris) a été de plus en plus proposé comme modèle de neuroscience comparative et translationnelle. Parallèlement aux avancées récentes dans la recherche sur le comportement canin, les chiens ont également été proposés comme modèle de nombreuses affections neuropsychiatriques humaines, notamment les "troubles du spectre de l'autisme" (TSA). Dans cet article d’opinion, nous aborderons brièvement de la nature difficile des recherches sur l’autisme, puis résumons les différents cadres neurocognitifs pour les TSA, plaidant en faveur d’un modèle canin de l’autisme. 
La valeur translationnelle d'un modèle de chien provient de la reconnaissance du fait 
  1. qu'il existe une grande variabilité interindividuelle dans la manifestation des capacités cognitives sociales des chiens, y compris des extrêmes phénotypiques élevés et faibles; 
  2. que la similitude phénotypique entre les symptômes chez le chien et chez l'homme est beaucoup plus grande qu'entre les symptômes chez le rongeur et chez l'homme; 
  3. que les symptômes sont fonctionnellement analogues à la condition humaine; et 
  4. qu'ils sont plus susceptibles d'avoir une étiologie similaire. 

2019 Feb 14:e1495. doi: 10.1002/wcs.1495.

The dog (Canis familiaris) as a translational model of autism: It is high time we move from promise to reality

Author information

1
Institute of Cognitive Neuroscience and Psychology, Hungarian Academy of Sciences, Budapest, Hungary.
2
Laboratory of Neurodevelopmental Biology, Chemical Works of Gedeon Richter Plc., Budapest, Hungary.
3
Department of Ethology, Eötvös Loránd University, Budapest, Hungary.

Abstract

Selecting appropriate animal models for a particular human phenomenon is a difficult but important challenge. The difficulty lies in finding animal behaviors that are not only sufficiently relevant and analog to the complex human symptoms (face validity) but also have similar underlying biological and etiological mechanisms (translational or construct validity), and have "human-like" responses to treatment (predictive validity). Over the past several years, the domestic dog (Canis familiaris) has become increasingly proposed as a model for comparative and translational neuroscience. In parallel to the recent advances in canine behavior research, dogs have also been proposed as a model of many human neuropsychiatric conditions, including autism spectrum disorder (ASD). In this opinion paper we will shortly discuss the challenging nature of autism research then summarize the different neurocognitive frameworks for ASD making the case for a canine model of autism. The translational value of a dog model stems from the recognition that (a) there is a large inter-individual variability in the manifestation of dogs' social cognitive abilities including both high and low phenotypic extremes; (b) the phenotypic similarity between the dog and human symptoms are much higher than between the rodent and human symptoms; (c) the symptoms are functionally analogous to the human condition; and (d) more likely to have similar etiology. This article is categorized under: Psychology > Comparative Psychology Cognitive Biology > Evolutionary Roots of Cognition.
PMID:30762306
DOI:10.1002/wcs.1495

15 février 2019

Un cas de diagnostic erroné: défis de diagnostic et de gestion dans un cas de "trouble du spectre de l'autisme" chez l'adulte

Aperçu: G.M
Les "troubles du spectre de l'autisme" (TSA) sont fréquemment identifiés chez l'enfant mais souvent méconnus chez l'adulte. Les TSA se caractérisent par des difficultés d’interaction sociale, de communication et par des intérêts limités, mais d’autres présentations sont courantes, en particulier chez les adultes. Ce rapport décrit un homme de 34 ans ayant des antécédents de multiples diagnostics psychiatriques, notamment un trouble anxieux généralisé, un trouble dépressif majeur et un trouble panique. Il a reçu un diagnostic de TSA au début de la trentaine et s'est engagé dans un plan de traitement ciblé comprenant la rationalisation des médicaments, la thérapie de soutien et l'ergothérapie, ce qui a facilité la sortie des services de santé mentale. 
Ce cas illustre la présentation atypique des TSA chez l'adulte, ce qui pose un défi diagnostique. De tels cas se présentent souvent aux services de santé mentale communautaires et peuvent être diagnostiqués à tort comme des cas de troubles dépressifs, anxieux ou de la personnalité résistant au traitement. Un diagnostic précis et une gestion ciblée ont plus de chances d'aboutir à un résultat positif.

2019 Feb 14:1-4. doi: 10.1017/ipm.2019.3.

A case of mistaken diagnoses: diagnostic and management challenges in a case of adult autism spectrum disorder

Author information

1
1St Vincent's Hospital Fairview,Fairview,Dublin,Ireland.
2
2College Health Centre,Trinity College Dublin, Dublin, Ireland.

Abstract

Autism spectrum disorder (ASD) is frequently identified in children but is often unrecognised in adults. ASD is characterised by difficulties in social interaction, communication and restricted interests, but other presentations are common, especially in adults. This report describes a 34-year-old man with a history of multiple psychiatric diagnoses including generalised anxiety disorder, major depressive disorder and panic disorder. He was diagnosed with ASD in his early 30s and engaged in a targeted treatment plan, including rationalisation of medications, supportive therapy and occupational therapy, which successfully facilitated discharge from mental health services. This case illustrates the atypical presentation of ASD in adults, which is diagnostically challenging. Such cases often present to community mental health services and may be misdiagnosed as treatment resistant cases of depressive, anxiety or personality disorders. Accurate diagnosis and targeted management is more likely to yield a successful outcome.
PMID:30761975
DOI:10.1017/ipm.2019.3

Les disparités d’accès aux soins de santé pour les adultes avec un diagnostic de "troubles du spectre de l'autisme" : Protocole pour une revue systématique

Aperçu: G.M.
Les adultes avec un diagnostic de "troubles du spectre de l'autisme" (dTSA) peuvent être confrontés à de nombreux facteurs pouvant avoir une incidence sur leur vie quotidienne. La recherche d'une santé optimale et la poursuite d'un mode de vie sain vont de pair avec la possibilité d'accéder à des services de santé appropriés. Pourtant, les adultes avec un dTSA ont des besoins non satisfaits en matière de soins de santé. Les obstacles et les facilitateurs de l'accès aux soins de santé pour les adultes avec dTSA restent flous. Nous procéderons à un examen systématique afin d'explorer les connaissances actuelles en matière d'accès aux soins de santé pour les adultes avec dTSA, ce qui permettra de déterminer le niveau et la pertinence de l'accès aux services de soins de santé afin de mieux soutenir la vie des adultes avec dTSA.
METHODE ET ANALYSE:
La revue systématique rendra compte de toutes les études incluant des méthodes quantitatives, qualitatives et à méthodes mixtes prenant en compte l'accès aux soins de santé pour les adultes avec dTSA. Nous allons rechercher 5 bases de données: EBSCOhost, Scopus, PubMed, la bibliothèque Cochrane et Web of Science. L'outil d'évaluation des méthodes mixtes (MMAT) sera utilisé pour évaluer la qualité des articles et l'outil Cochrane RoB 2.0 pour évaluer les biais. 
Clarifier les données factuelles dans ce domaine sera important pour les futures orientations de la recherche lors de l’élaboration et du pilotage d’interventions sanitaires pour les chercheurs et les cliniciens de la santé sur le terrain.

2019 Feb;98(7):e14480. doi: 10.1097/MD.0000000000014480.

The disparities of healthcare access for adults with autism spectrum disorder: Protocol for a systematic review

Author information

1
Faculty of Health, Arts and Design, Swinburne University of Technology, Hawthorn.
2
School of Population and Global Health, University of Melbourne, Carlton, Victoria, Australia.

Abstract

INTRODUCTION:

Adults living with autism spectrum disorder (ASD) can experience many factors that may impact their everyday lives. Striving for optimal health and enduring a healthy lifestyle comes with the ability to access appropriate healthcare services, yet adults with ASD have unmet healthcare needs. The barriers and enablers of healthcare access for adults with ASD remain unclear. We will conduct a systematic review to explore what is currently known about healthcare access for adults with ASD, this will determine the level and appropriateness of access to healthcare services to better support the lives of adults with ASD.

METHOD AND ANALYSIS:

The systematic review will report on all studies that include quantitative, qualitative, and mixed-methods designs that consider healthcare access for adults with ASD. We will search 5 databases: EBSCOhost, Scopus, PubMed, the Cochrane Library, and Web of Science. The Mixed Methods Appraisal Tool (MMAT) will be used to assess quality of articles and the Cochrane RoB 2.0 Tool will be used to assess for bias. Clarifying the evidence in this area will be important for future research directions when developing and piloting health interventions for researchers and healthcare clinicians in the field.
PMID:30762771
DOI:10.1097/MD.0000000000014480

Transformer la prestation des soins de santé mentale grâce à l’économie comportementale et à la science de la mise en œuvre: protocole pour trois projets exploratoires

Aperçu: G.M.
Les traitements psychiatriques efficaces ne sont pas systématiquement déployés dans la pratique communautaire et les résultats cliniques sont atténués par rapport à ceux obtenus lors des essais cliniques. L'un des principaux objectifs de la recherche sur les services de santé mentale est d'élaborer des stratégies efficaces et rentables qui renforcent l'utilisation d'approches d'évaluation, de prévention et de traitement fondées sur des données probantes dans les milieux communautaires.
OBJECTIF:
Ce programme de recherche a pour objectif d’appliquer les connaissances issues de l’économie comportementale et de la conception participative afin de faire progresser la science et la pratique de la mise en œuvre de pratiques fondées sur des preuves pour les personnes souffrant de troubles psychiatriques tout au long de leur vie.
MÉTHODES:
Le projet 1 (ADAPT) est centré sur le patient et exploite des méthodes heuristiques d'aide à la décision pour comparer les moyens d'inciter les patients à prendre des antidépresseurs au cours des six premières semaines de traitement chez les adultes nouvellement diagnostiqués avec dépression. Le projet 2 (App pour le renforcement des services de soutien thérapeutique spécialisé [ASSISTS]) est axé sur le prestataire et utilise la pression normative et le statut social pour augmenter la collecte de données parmi les agents de santé mentale communautaires traitant des enfants autistes. 
Le projet 3 (Motiver les thérapeutes ambulatoires à mettre en œuvre: valoriser un effort d'équipe [MOTIVATE]) explore la manière dont la conception participative peut être utilisée pour concevoir des stratégies de mise en œuvre au niveau organisationnel afin d'accroître l'utilisation des EBP par les cliniciens. 
Les projets sont soutenus par un noyau de méthodes qui fournit une expertise en science de la mise en œuvre, en économie comportementale, en conception participative, en mesure et en approches statistiques associées.
RÉSULTATS:
L'inscription au projet ADAPT a débuté en 2018; les résultats sont attendus en 2020. L'inscription au projet ASSISTS débutera en 2019; les résultats sont attendus en 2021. Les inscriptions au projet MOTIVATE ont débuté en 2018; les résultats sont attendus en 2019. La collecte des données pour ADAPT et MOTIVATE avait commencé lorsque ce protocole a été soumis.
CONCLUSIONS:
Cette recherche fera progresser la science de la mise en œuvre en améliorant la conception, la mesure et les méthodes statistiques de la stratégie de mise en œuvre. Tout d'abord, nous testerons et raffinerons les approches permettant de concevoir en collaboration des stratégies de mise en œuvre avec les parties prenantes (par exemple, des expériences à choix discrets et des tournois d'innovation). Deuxièmement, nous affinerons la mesure des mécanismes liés aux heuristiques utilisées dans la prise de décision. Troisièmement, nous développerons de nouvelles méthodes pour tester les mécanismes dans les essais de mise en œuvre à plusieurs niveaux. Ce trio, associé aux conclusions de nos 3 projets exploratoires, permettra d’améliorer nos connaissances sur les causes d’une mise en œuvre réussie, sur les variables qui modèrent et atténuent les effets de ces facteurs de causalité et sur la meilleure manière d’exploiter ces connaissances pour améliorer la qualité des soins. pour les personnes atteintes de troubles psychiatriques.

2019 Feb 12;8(2):e12121. doi: 10.2196/12121.

Transforming Mental Health Delivery Through Behavioral Economics and Implementation Science: Protocol for Three Exploratory Projects

Author information

1
Department of Psychiatry, Perelman School of Medicine, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA, United States.
2
Department of Medical Ethics and Health Policy, Perelman School of Medicine, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA, United States.
3
Leonard Davis Institute of Health Economics, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA, United States.
4
Center for Health Incentives and Behavioral Economics, Leonard Davis Institute of Health Economics, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA, United States.
5
Department of Medicine, Perelman School of Medicine, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA, United States.
6
Department of Health Care Management, The Wharton School, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA, United States.
7
Penn Medicine Center for Health Care Innovation, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA, United States.
8
Crescenz VA Medical Center, Philadelphia, PA, United States.
9
Department of Family and Community Health, School of Nursing, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA, United States.
10
School of Social Policy and Practice, University of Pennsylvania, Philadelphia, PA, United States.
11
Department of Psychiatry, Columbia University College of Physicians and Surgeons, New York, NY, United States.
12
School of Social Work, Boise State University, Boise, ID, United States.
13
Annenberg School for Communication, University of Pennyslvania, Philadelphia, PA, United States.

Abstract

BACKGROUND:

Efficacious psychiatric treatments are not consistently deployed in community practice, and clinical outcomes are attenuated compared with those achieved in clinical trials. A major focus for mental health services research is to develop effective and cost-effective strategies that increase the use of evidence-based assessment, prevention, and treatment approaches in community settings.

OBJECTIVE:

The goal of this program of research is to apply insights from behavioral economics and participatory design to advance the science and practice of implementing evidence-based practice (EBP) for individuals with psychiatric disorders across the life span.

METHODS:

Project 1 (Assisting Depressed Adults in Primary care Treatment [ADAPT]) is patient-focused and leverages decision-making heuristics to compare ways to incentivize adherence to antidepressant medications in the first 6 weeks of treatment among adults newly diagnosed with depression. Project 2 (App for Strengthening Services In Specialized Therapeutic Support [ASSISTS]) is provider-focused and utilizes normative pressure and social status to increase data collection among community mental health workers treating children with autism. Project 3 (Motivating Outpatient Therapists to Implement: Valuing a Team Effort [MOTIVATE]) explores how participatory design can be used to design organizational-level implementation strategies to increase clinician use of EBPs. The projects are supported by a Methods Core that provides expertise in implementation science, behavioral economics, participatory design, measurement, and associated statistical approaches.

RESULTS:

Enrollment for project ADAPT started in 2018; results are expected in 2020. Enrollment for project ASSISTS will begin in 2019; results are expected in 2021. Enrollment for project MOTIVATE started in 2018; results are expected in 2019. Data collection had begun for ADAPT and MOTIVATE when this protocol was submitted.

CONCLUSIONS:

This research will advance the science of implementation through efforts to improve implementation strategy design, measurement, and statistical methods. First, we will test and refine approaches to collaboratively design implementation strategies with stakeholders (eg, discrete choice experiments and innovation tournaments). Second, we will refine the measurement of mechanisms related to heuristics used in decision making. Third, we will develop new ways to test mechanisms in multilevel implementation trials. This trifecta, coupled with findings from our 3 exploratory projects, will lead to improvements in our knowledge of what causes successful implementation, what variables moderate and mediate the effects of those causal factors, and how best to leverage this knowledge to increase the quality of care for people with psychiatric disorders.

TRIAL REGISTRATION:

ClinicalTrials.gov NCT03441399; https://www.clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT03441399 (Archived by WebCite at http://www.webcitation.org/74dRbonBD).

INTERNATIONAL REGISTERED REPORT IDENTIFIER (IRRID):

DERR1-10.2196/12121.
PMID:30747719
DOI:10.2196/12121

13 février 2019

Génotypage HLA-DQ, histologie duodénale et réponse au régime d'exclusion chez les enfants autistes présentant des symptômes gastro-intestinaux

Aperçu: G.M.
Une corrélation entre les troubles du spectre autistique (TSA) et les problèmes gastro-intestinaux (GI), ainsi qu'un lien possible entre la consommation de gluten et les TSA ont été de plus en plus rapportés. Un régime sans gluten / caséine (GCFD) est souvent utilisé, avec des résultats contradictoires. Cette étude visait à évaluer la distribution du typage de l'antigène leucocytaire humain (HLA) -DQ2 / DQ8 chez les patients avec un diagnostic de TSA (dTSA) présentant des symptômes gastro-intestinaux, ainsi que sa corrélation avec l'histologie duodénale et la réponse à GCFD.
MÉTHODES:
Entre 2002 et 2015, tous les patients avec dTSA présentant des symptômes gastro-intestinaux ont été référés à notre clinique externe, présentant des résultats cliniques, de laboratoire ou échographiques évocateurs d'une maladie organique, ayant subi une endoscopie, un test de dépistage des anticorps sériques de la maladie coeliaque et un génotypage HLA-DQ2 / DQ8. Les patients ont reçu une GCFD de 6 mois, puis ont été réévalués cliniquement.
RÉSULTATS:
Parmi les 151 patients inscrits, 134 (89%) étaient négatifs pour les anticorps spécifiques du CD; 72 (48%) étaient positifs pour HLA-DQ2 / DQ8; et 56 (37%) ont présenté une inflammation microscopique duodénale. Une amélioration clinique a été observée chez les patients ne présentant pas de MC, quelle que soit l'adhésion stricte ou partielle au régime, la différence étant non significative sur le plan statistique. La réponse au régime était liée à la présence d'altérations duodénales histologiques au départ (odds ratio 11,323, intervalle de confiance à 95% de 1,386 à 92,549 pour le schéma de Marsh 2), mais pas à la positivité HLA-DQ2 / DQ8 (odds ratio 1,205, intervalle de confiance à 95% 0,462-2,716).
CONCLUSIONS:
Nos données suggèrent que les enfants avec dTSA présentant des symptômes gastro-intestinaux présentent une prévalence élevée d'infiltration lymphocytaire intraépithéliale duodénale, qui semble être liée à un mécanisme autre que la réponse auto-immune à la consommation de gluten. Une modification de l'histologie duodénale, mais pas du statut HLA-DQ2 / DQ8, était associée à une réponse clinique au régime.
 

2019 Feb 7. doi: 10.1097/MPG.0000000000002293.

HLA-DQ Genotyping, Duodenal Histology, and Response to Exclusion Diet in Autistic Children With Gastrointestinal Symptoms

Author information

1
Division of Gastroenterology and Hepatology, Città Della Salute e Della Scienza di Torino Hospital.
2
Department of Medical Sciences, University of Turin, Turin, Italy.

Abstract

OBJECTIVES:

A correlation between autism spectrum disorders (ASDs) and gastrointestinal (GI) problems, and a possible link between gluten consumption and ASD have been increasingly reported. Gluten/casein-free diet (GCFD) is often undertaken, with conflicting results. This study aimed at evaluating the distribution of human leukocyte antigen (HLA)-DQ2/DQ8 typing among patients with ASD with GI symptoms, together with its correlation with duodenal histology and response to GCFD.

METHODS:

Between 2002 and 2015 all patients with ASD with GI symptoms referred to our outpatient clinic, displaying clinical, laboratory, or ultrasound findings suggestive of organic disease, underwent endoscopy, celiac disease (CD) serum antibodies testing and HLA-DQ2/DQ8 genotyping. Patients were prescribed a 6-month GCFD, and then clinically reassessed.

RESULTS:

Among 151 enrolled patients, 134 (89%) were negative for CD-specific antibodies; 72 (48%) were positive for HLA-DQ2/DQ8; and 56 (37%) showed duodenal microscopic inflammation. Clinical improvement was observed in non-CD patients irrespective of the rigorous or partial adherence to the diet, being the difference nonstatistically significant. Response to diet was related to the presence of histological duodenal alterations at baseline (odds ratio 11.323, 95% confidence interval 1.386-92.549 for Marsh 2 pattern), but not to HLA-DQ2/DQ8 positivity (odds ratio 1.120, 95% confidence interval 0.462-2.716).

CONCLUSIONS:

Our data suggest that children with ASD with GI symptoms have a high prevalence of duodenal intraepithelial lymphocytic infiltration, which seems to be linked to a mechanism other than autoimmune response to gluten consumption. Alteration of duodenal histology, but not the HLA-DQ2/DQ8 status, was associated with clinical response to the diet.
PMID:30747811
DOI:10.1097/MPG.0000000000002293

Évaluation des facteurs liés aux durées de séjour prolongées des patients autistes avec ou sans déficience intellectuelle

Aperçu: G.M.
Les patients avec un diagnostic de "trouble du spectre de l'autisme" et / ou une déficience intellectuelle (dTSA / ID) font face à des défis uniques en matière de soins de santé. Outre des expériences hospitalières caractérisées par la peur et une formation insuffisante du personnel, ces patients ont une durée de séjour 1,5 fois plus longue que celle des patients sans TSA / ID, et 3,4% des patients TSA / ID ont une durée de séjour prolongée (≥ 30 journées). 
Il existe peu de recherches sur les facteurs liés à la durée de séjour prolongée chez les patients atteints de TSA / ID, ce qui entrave les efforts visant à développer et à mettre en œuvre des pratiques fondées sur des preuves pour améliorer les soins et réduire la durée de vie prolongée. La présente étude visait à décrire les facteurs liés à une durée de séjour chez les patients adultes avec dTSA / ID en milieu de soins de courte durée à l'aide d'un examen rétrospectif de 10 patients sortis d'un centre médical universitaire. 
Les résultats indiquent que les établissements de santé devraient évaluer les performances auprès de cette population de patients et identifier des stratégies fondées sur des preuves permettant de créer un environnement sûr pour les soins et de réduire la DS qui est due à des besoins autres que des soins de santé. 

2019 Feb 8:1-6. doi: 10.3928/02793695-20190205-01.

Evaluation of Factors Related to Prolonged Lengths of Stay for Patients With Autism With or Without Intellectual Disability

Abstract

Patients with autism spectrum disorder and/or intellectual disability (ASD/ID) face unique health care challenges. In addition to hospital experiences characterized by fear and insufficient staff training, these patients have 1.5-times longer lengths of stay (LOS) than patients without ASD/ID, and 3.4% of patients with ASD/ID have prolonged LOS (i.e., ≥30 days). Little research exists on factors related to prolonged LOS of patients with ASD/ID, hindering efforts to develop and implement evidence-based practices to improve care and reduce prolonged LOS. The purpose of the current study was to describe factors related to prolonged LOS of adult patients with ASD/ID in acute care settings using a retrospective chart review of 10 patients discharged from one academic medical center. Findings indicate that health care institutions should evaluate performance with this patient population and identify evidence-based strategies to provide a safe environment for care and reduce LOS that is due to non-health care needs. [Journal of Psychosocial Nursing and Mental Health Services, xx(x), xx-xx.].
PMID:30753733
DOI:10.3928/02793695-20190205-01